mardi 11 janvier 2011

L'ANCIENNE USINE CLEMENT FAUGIER

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A PRIVAS, en 1992, les Établissements CLÉMENT FAUGIER, leader ardéchois du marron glacé, ont quitté leur usine du centre ville pour s'installer dans des locaux neufs dans la zone industrielle.

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Depuis cette date, cette friche industrielle de 6000 m² en plein centre ville est à l'abandon.

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Cette passerelle permettait le passage au dessus de la petite rue des Bains.

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De nombreux produits à base de marrons et châtaignes ont été transformé dans ces
 bâtiments : crème de marron, farine de châtaigne, marrons glacés...

www.clementfaugier.fr

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D'importants travaux sont prévus, ceux-ci amélioreront l'aspect de l'Avenue de Chomérac, un des axes routiers principaux de la préfecture de l'Ardèche.

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Non, je ne suis pas rentrée à l'intérieur, j'ai introduit mon bras par une fenêtre et j'ai pris une photo sans rien voir !

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2011, du changement !!!

Dix neufs logements sociaux et le bureau de l'Office Public HLM Vivarais Habitat seront installés dans ces locaux.
La ville de Privas va profiter de ce programme de réhabilitation pour recomposer l'ensemble du quartier de la Recluse.

Belle initiative de transformer ces grands bâtiments en logements à loyer modéré, il a fallu des années pour qu'un projet voit enfin le jour !

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mercredi 3 février 2010

HIVER 1956 DANS LES OLIVERAIES

En Provence, après un mois de janvier particulièrement doux, le temps était printanier ce lundi 2 février : 15 ou 16°. En fin d’après-midi, la température était devenue négative. Le mistral (vent du nord) se leva et le thermomètre afficha moins 11°.

Cela dura 48 heures. Les oliviers, dont l’activité végétative avait repris fin janvier, furent tous « brûlés ».

Les oléiculteurs furent découragés. Une procédure de classement en catastrophe naturelle fut ouverte pour toute la région. Les dégâts semblaient irrémédiables : on devait reconstituer les oliveraies.

Sous la pression des producteurs, on adopta dans l’été, une loi qui prévoyait des primes à l’arrachage et des encouragements à la replantation.

On estime à 80 % les oliviers qui alimentèrent les cheminées.

En mars 1957, un an après, toutes les souches des arbres coupés s’ornaient de jeunes pousses !

Les oliviers non arrachés repartirent dans la plupart des cas et donnèrent une belle récolte quelques années plus tard.

Trop tard ! Le mal était fait : la filière était sinistrée : oléiculteurs, moulins mais aussi transporteurs, négociants, tonneliers...

Un pan entier de l’économie agricole du Midi venait de s’écrouler !

L’Espagne et l’Italie, peu touchées par ce grand froid, en profitèrent pour prendre les marchés.

Suite à ce désastre climatique, certains optèrent pour la plantation de la vigne, plus contraignante au quotidien, mais moins aléatoire dans le temps.

Un pied de vigne produit des fruits au bout de 3 ans, un olivier 12 ans ! Et il convient d’attendre une autre douzaine d’années pour que la récolte produise pleinement, et durera 100 ans et plus.

L’Ardèche fût fortement touché par cet épisode glacial, et de nombreuses oliveraies furent arrachées et remplacées par de la vigne.


EN 2010 EN ARDÈCHE


Actuellement, c'est le retour en force de la culture de l'olive et la production ardéchoise a triplé en 15 ans !

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En 2009, 93 tonnes d'huile d'olive ont été produites en Ardèche par environ 400 exploitants, à partir d'un verger de 60 000 oliviers répartis sur 220 hectares.

Il faut entre 5 et 6 kilos d'olives pour obtenir 1 litre d'huile.

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mercredi 21 octobre 2009

L'HOSPICE DE BOISVIGNAL

Hospice, un mot que l'on n'emploie plus ! Mais pour moi, (née à Aubenas), j'ai toujours entendue parler de l'hospice de Boisvignal et non d'une maison de retraite !

A AUBENAS, dans les années 30, Mr Léon Rouveyrol donne un terrain avenue de Boisvignal pour la construction d'un hospice civil. En 1938, les premières personnes y furent admises.

Mai 2009, les pensionnaires ont déménagés dans une nouvelle résidence toute proche, sur l'emplacement des anciens bâtiments de stockage de la gare  ferroviaire et sur les anciens rails du chemin de fer ! Cette maison de retraite a été nommé "Léon Rouveyrol".

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Automne 2009, tout est fermé, silencieux et abandonné.

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Une belle entrée !

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Ce sont de beaux bâtiments des années 30, avec de hauts plafonds !

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Plus de bruit derrière les fenêtres closes.

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Là, c'était les cuisines, fermées depuis plusieurs années, les repas étaient confectionnés dans la cuisine centrale du centre hospitalier d'Aubenas.

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L'accueil et le secrétariat.

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On ne sait pas encore que vont devenir ces bâtiments, ils appartiennent à la commune d'Aubenas ! Il se dit qu'ils serviront à héberger un foyer de jeunes travailleurs, des bureaux pour la Mairie, ou l'installation de la Chambre de Commerce etc...  On verra bien !

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1938 à 2009, soixante et onze années !

Une pensée pour tous ceux qui se sont endormis pour toujours dans ces murs...

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mercredi 22 juillet 2009

ST MONTAN AUTREFOIS...

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En Ardèche méridionale,

retour dans le passé

dans la jolie cité médiévale

de SAINT MONTAN

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Expositions de vieux outils

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Un fin batteur de faux et un remouleur de grand talent aux prises avec une énorme bille de peuplier, vaincue grâce au passe-partout affuté par leurs soins.

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Vénérable Maître ferronnier, Mr BLANC, ineffable amateur de blagues, en plein excercice de son art !

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Dans le lavoir du village, les lavandières avec leurs instruments : le battoir, le savon de Marseille, la brosse,  la brouette...

Le lavoir était le royaume des commérages  (d'après ce que l'on en dit !).

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Chapeaux et vêtements d'avant !

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Les dentellières font revivre les gestes du passé avec habilité et patience.

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Magnifique collection d'anciens moulins à café,

présentée dans le caveau de dégustation

KAWA AFRIKA, dans une agréable ruelle du vieux bourg.

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"Un café de caractère dans un village de caractère"

à découvrir :          www.kawafrika.com

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Maëlle COULANGE de ST VINCENT DE BARRES (proche de PRIVAS)

présentait ses calligraphies médiévales.

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Pierrette BERTRAND de ROMANS (26) confectionne pour poupées des vêtements de mariés.

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Créations en bois de Marc LAGNEAU de MONTAULIEU (26)

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Les paniers de Pierre PLAN de LABEGUDE, près de VALS LES BAINS

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Anthony de BOURG SAINT ANDEOL,

apprenti-sculpteur travaillant du bois d'olivier.

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Chaise réalisée avec du bois flotté par l'ébéniste

Thierry GONNET de BOURG SAINT ANDEOL

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Jouets en bois fabriqués par Grégory DELUBAC de SAINT LAURENT DU PAPE (commune ardèchoise à 20 km de VALENCE).

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Eric STAMBIROSKY de BOURG SAINT ANDEOL, tailleur de pierres

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Des jeux et des ballades en poneys étaient proposés aux enfants. 

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La gitane et le garde-champêtre étaient aussi présents à SAINT MONTAN pour cette belle journée  !!!

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lundi 9 février 2009

LE LOUP

UNE   CHASSE   EN   1857

« On m’a raconté en montagne une de ces chasses. Ce grand évènement eu précisément pour théâtre la forêt des Chambons et le préfet lui-même, Mr Le Vert ne dédaigna pas d’y assister.

Tous les hommes valides de la contrée avaient été convoqués pour cerner le repère du monstre qui, du reste, averti de loin par l’écho des tambours, des corps et des clairons, se hâta de détaler, et, dirent les paysans, alla boire une pinte à l’auberge de la Chavade tandis qu’on le traquait au Chambons.

On ne tua donc ni loup, ni renard, et, comme la chasse n’était pas ouverte, on n’osa pas tirer sur les perdreaux et les lièvres.

Les hauts invités prirent leur revanche en mangeant force volailles froides, arrosées d’excellents vins, dans la ferme de Mr Roche à la Croix de Beauzon.

Une médaille d’argent fut frappée avec cette inscription : « Chasse des Chambons 1857 ». Sur le revers Saint Hubert avec ces mots : « Priez pour nous ! ». Elle fut adressée, moyennant 10 francs, à ceux qui avaient participés à la fête. »

                                                            Dr Francus, Voyage autour de VALGORGE, 1879

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Le loup gris commun

(Photo Wikipédia)

Autrefois, des battues officielles étaient organisés pour traquer les loups. Ils ont disparus en Ardèche à la fin du 19ème siècle.

EN    2009

Dans la Drôme, on estime qu'entre 20 et 50 loups sont présents. La barrière naturelle du Rhône et celle artificielle, de l'A7, sont-elles en mesure de protéger l'Ardèche des incursions du loup ?

Il peut traverser le Rhône à la nage. Ce n'est pas un ongulé, il ne dérape pas en abordant, mouillé, sur une rive rocailleuse ou pavée.

Les premiers loups viendront en Ardèche individuellement, plutôt qu'en meute, pour découvrir un nouveau territoire. 70 % de leur nourriture est du gibier, mais les éleveurs craignent le prédateur pour leurs bêtes.

Sur 500 000 hectares, un tel animal est extrêmement difficile à détecter...

Actuellement, on n'a rien d'officiel sur une présence du loup dans la contrée  ardéchoise !

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vendredi 23 mai 2008

LES DEUCHES A ALBA

2008 : LA 2CV A 60 ANS !

Une remarquable concentration devant la cave d'ALBA LA ROMAINE

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(Photo empruntée au site de La Cave Coopérative d'ALBA)

Souvenirs d'une voiture populaire qui a su dépasser les modes et les époques !

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mercredi 6 février 2008

LES FEMMES COUVEUSES

Naguère on cultivait le ver à soie en Ardèche. La production culminera en 1850 : 3 445 000 kilos de cocons. La concurrence des textiles artificiels entraînera sa chute à partir de 1895.

LA SERICICULTURE

-         Les œufs du papillon sont mis en incubation durant 12 à 15 jours.

-        Dés l’éclosion (avril), les vers sont nourris avec des feuilles de mûriers 4 fois par jour, pendant un mois, dans la magnanerie.

-         Ils subissent 4 mues avant d’atteindre leur taille maximale, 6 à 9 cm.

-        Le ver ne cesse de manger, s’accroche à des rameaux et file avec sa bave, en 3 ou 4 jours, un cocon où il s’enferme. Il y deviendra chrysalide, puis papillon qui perforera sa prison pour pondre.

-        Mais, avant qu’il perce son cocon, on le détache du rameau, ensuite on l’étouffe dans l’eau bouillante ou dans un four à 80°.

-         Puis, on dévide pour obtenir le fil de soie : 1200 mètres environ.

COMMENT FAIRE INCUBER LES OEUFS ?

La couvaire (femme couveuse) les mettait sous ses aisselles, entre ses seins ou sous sa jupe et faisait son travail habituel mais devait éviter les travaux pénibles pour éviter les effluves de transpiration. Le soir, elle plaçait le sachet dans son lit.

« On nous a montré une femme à sang chaud qui gagnait 70 à 80 francs* par saison. Elle allait toutes les années à UCEL où on l’enfermait dans une chambre avec 8 onces (240 grs) de vers. Elle se couchait dans un lit avec les vers dans de petites corbeilles placées en travers de ses jambes et des couvertures de laine dessus. » Scènes du Vivarais 1898.

* soit 300 € environ

Couver, cela n'aurai pas convenu pour moi qui ne tient pas en place !!! Et comment déterminait-on si une femme avait le sang chaud ???

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