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COEUR D'ARDECHOISE
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6 février 2008

LES FEMMES COUVEUSES

Naguère on cultivait le ver à soie en Ardèche. La production culminera en 1850 : 3 445 000 kilos de cocons. La concurrence des textiles artificiels entraînera sa chute à partir de 1895.

LA SERICICULTURE

-         Les œufs du papillon sont mis en incubation durant 12 à 15 jours.

-        Dés l’éclosion (avril), les vers sont nourris avec des feuilles de mûriers 4 fois par jour, pendant un mois, dans la magnanerie.

-         Ils subissent 4 mues avant d’atteindre leur taille maximale, 6 à 9 cm.

-        Le ver ne cesse de manger, s’accroche à des rameaux et file avec sa bave, en 3 ou 4 jours, un cocon où il s’enferme. Il y deviendra chrysalide, puis papillon qui perforera sa prison pour pondre.

-        Mais, avant qu’il perce son cocon, on le détache du rameau, ensuite on l’étouffe dans l’eau bouillante ou dans un four à 80°.

-         Puis, on dévide pour obtenir le fil de soie : 1200 mètres environ.

COMMENT FAIRE INCUBER LES OEUFS ?

La couvaire (femme couveuse) les mettait sous ses aisselles, entre ses seins ou sous sa jupe et faisait son travail habituel mais devait éviter les travaux pénibles pour éviter les effluves de transpiration. Le soir, elle plaçait le sachet dans son lit.

« On nous a montré une femme à sang chaud qui gagnait 70 à 80 francs* par saison. Elle allait toutes les années à UCEL où on l’enfermait dans une chambre avec 8 onces (240 grs) de vers. Elle se couchait dans un lit avec les vers dans de petites corbeilles placées en travers de ses jambes et des couvertures de laine dessus. » Scènes du Vivarais 1898.

* soit 300 € environ

Couver, cela n'aurai pas convenu pour moi qui ne tient pas en place !!! Et comment déterminait-on si une femme avait le sang chaud ???

0405

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Commentaires
J
En Provence c'était également le cas et parfois je me prête à rêver que mon mûrier abrite encore des papillons "à soie" ! C'est un sujet qui m'a toujours passionné et j'ai même acheté un livre sur l'histoire de la soie ! Encore une merveille de la nature mais qui est aujourd'hui "cultivé". Une amie m'a donné des photos prises dans un pays d'Asie (je ne sais plus lequel) où on voit les femmes traiter les cocons. C'est passionnant.
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E
Toujours très interressants tes posts !<br /> Au fait, je t'ai tagué, va voir par là : http://expatreunion.canalblog.com/archives/2008/02/11/index.html<br />
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S
Bonjour<br /> <br /> je t'ai déposé un petit cadeau empoisonné ici :<br /> http://blogpub.canalblog.com/archives/2008/02/10/7900663.html#comments<br /> <br /> Pour changer des photos ! ;-)
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J
drôle de tradition...<br /> <br /> bonne continuations <br /> @+
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B
Sympa t'ont enquête sur l'élevage du vers à soie, je ne savais pas pas comment ils faisaient.Chez nous dans les Cèvennes il y avait autrefois des gens qui en produisaient et la culture du mûrier était intense car les petites bestioles étaient très voraces....
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